DES REPONSES A VOS QUESTIONS

QUESTIONS / REPONSES SUR L'ENERGIE EOLIENNE

La France a-t-elle besoin de l’éolien ?

La loi de transition énergétique a acté une diversification du mix électrique français à l'horizon 2030 avec une baisse de la dépendance au nucléaire et le développement d’un bouquet d’énergies renouvelables. Les énergies renouvelables sont compétitives, prédictibles et contrôlables, c’est pourquoi RTE (Réseau de Transport d'Electricité), dans ces travaux prospectifs, indique que « la sécurité d’approvisionnement peut être assurée même avec 70 % d’énergies renouvelables » en 2035 et que « la contribution de l’éolien au passage des pointes de consommation est nécessaire » (Scénario Watt, p297).

Quelles sont les principales étapes d'un projet éolien ?

Le processus de développement d'un projet éolien mobilise les riverains et les élus locaux pendant plusieurs années, fait l'objet d'une enquête publique, nécessite l'accord des autorités environnementales et la consultation de plusieurs commissions paysagères (commission départementale nature paysages et sites, architectes et bâtiments de France, commission régionale du patrimoine et de l'architecture, etc.). Le préfet délivre l’autorisation sur la base d’un dossier
comportant l’ensemble des études d’impacts et des avis issus des différentes consultations, il assure la cohérence des autorisations sur un territoire.

La production éolienne est-elle réellement efficace et fiable ?

Les éoliennes produisent de l’électricité 95% du temps. Le taux de charge moyen pour l’éolien terrestre est de 25% cela signifie qu’elle produit au maximum de sa capacité 25% du temps. La production est bien variable mais prévisible.

Quel sont les coûts et les bénéfices de l’éolien pour la collectivité ?

Pour 2019, l’éolien représente 17% des charges publiques de soutien aux énergies renouvelables, soit environ 1,3 milliard d’euros. 
Les bénéfices environnementaux et sanitaires (réduction des émissions de GES, émissions indirectes incluses, et de polluants atmosphériques du parc électrique) liés au développement de l’éolien représentent un gain estimé pour la collectivité de l’ordre de 3,1 à 8,8 milliards d'euros sur la période 2002-2013. Ces gains dépassent largement le coût de la politique de soutien.

Est-ce à cause de l'éolien que les factures d'électricité augmentent ? 

Le développement de l’éolien n’est pas la cause de l’augmentation considérable de la facture d’électricité des Français. La part de la facture d’électricité du ménage moyen attribuable au financement du soutien à l’éolien était de 2,9 % en 2015. La récente augmentation de 5,9% des tarifs réglementés d’électricité recommandée par la Commission de régulation de l’énergie résulte de 2 facteurs : l'augmentation importante des prix sur les marchés de gros de l’énergie et le doublement des prix de capacités.

Démantèlement et recyclage : quels en sont les coûts ?

Pour chaque projet éolien, les coûts complets de démantèlement et de recyclage sont connus, transparents et maîtrisés sur l'ensemble de son cycle de vie.
Dès la mise en service des éoliennes, l'exploitant constitue les garanties financières nécessaires aux opérations de démantèlement. La garantie financière est de 50.000 € par éolienne. Elle est entièrement à la charge de l'exploitant.

L'éolien est-il compétitif ? Quel est le prix du MWh ?

L’éolien terrestre est le moyen de production le plus compétitif avec les moyens conventionnels (source : Ademe, le coût des énergies renouvelables 2016).
Le prix moyen de l’éolien en France est moitié moins cher que celui du nouveau nucléaire (technologie EPR, dernier coût connu - Hinkley Point C : 110€/MWh sur 35 ans) et du même ordre de grandeur que le coût complet du nucléaire existant (62,6 €/MWh selon la Cour des Comptes en 2016).
Il est à noter, comme expliqué précedemment, que pour l’éolien, les coûts complets pour un parc sont connus, transparents et maitrisés sur l'ensemble de son cycle de vie.

L’éolien contribue-t-il réellement à l’emploi et à l’économie française ?

La Direction Générale des Entreprises du Ministère de l'Économie et des Finances estime que la part française de la valeur ajoutée de l'énergie éolienne, sur le territoire, est d'environ 65% sur l'ensemble du cycle de vie d'un parc éolien.
La filière éolienne compte plus de 17.100 emplois directs et indirects (Observatoire de l'éolien 2018, Bearing Point pour FEE). Avec une augmentation annuelle d'environ 8%, cela en fait l'un des secteurs économiques les plus dynamiques de France. Il y a en France près de 1100 entreprises actives à toutes les étapes de la vie des projets éoliens :

  • pour les études et le développement dans les territoires,
  • pour la fabrication de composants,
  • pour l'exportation et l'importation de certains produits,
  • pour l’ingénierie et la construction,
  • pour l’exploitation et la maintenance.

En 2015, le chiffre d’affaires de la filière éolienne française atteignait 1,835 milliard d’euros d’après l’ADEME. 

Éoliennes, distances, santé et sécurité ?

Le rapport de mai 2017 de l’Académie nationale de médecine constate qu' « en tout état de cause, la nuisance sonore des éoliennes de nouvelles générations ne paraît pas suffisante pour justifier un éloignement de 1000 Mètres » (p. 17).
Le rapport souligne que le ressenti de « nuisances » dues aux éoliennes relève essentiellement d’un effet nocebo et de la subjectivité des personnes : « la crainte de la nuisance sonore serait plus pathogène que la nuisance elle-même » p. 11. Elle précise que « cette intensité [du bruit éolien] est relativement faible, restant souvent très en-deçà de celles de la vie courante » (…) (p. 13).
L’Académie nationale de médecine va jusqu’à mentionner « l’absence d’intéressement aux bénéfices financiers » (p. 12) parmi les facteurs contribuant au « syndrome de l’éolien » dont elle fait état. 
Enfin l’Académie nationale de médecine ajoute que « l’éolien terrestre présente indubitablement des effets positifs sur la pollution de l’air et donc sur certaines maladies (asthme, BPCO, cancers, maladies cardio-vasculaires) », p. 18.

La loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) de 2015 a fait des 500 mètres une distance minimale : le cadre réglementaire actuel permet de prendre en compte la hauteur des éoliennes et tous les autres critères pertinents (habitations, enjeux paysagers, biodiversité, radars, acoustique, etc.) pour fixer si nécessaire, via une appréciation concrète des circonstances locales par les services instructeurs, une distance plus adaptée.

Quelques informations sont issues du document sur l'énergie éolienne de France Energie Eolienne, Avril 2019.

Plateforme vidéos

Une plateforme a été créée à l'initiative des salariés de la société Intervent qui souhaitent répondre par de courtes vidéos aux questions qu'ils rencontrent sur l'éolien. Vous trouverez ci-dessous une vidéo d'introduction.

Intro eolien-maintenant.fr